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2012, année nautique pour Louis Vuitton

Depuis l’arrivée d'Hamdi Chatti à la tête de la division horlogère de Louis Vuitton en 2010, celle-ci connaît une montée en puissance qui ne passe pas inaperçue : acquisitions de sous-traitants, déménagement, lancement de modèles iconiques. Petit tour d'horizon à bord de la péniche amarrée sur le Rhin qui sert de quartier général à Louis Vuitton durant Baselworld.
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    Ancien de Harry Winston et Montblanc, Hamdi Chatti est à la tête de la division horlogère de Louis Vuitton depuis 2010
    Ancien de Harry Winston et Montblanc, Hamdi Chatti est à la tête de la division horlogère de Louis Vuitton depuis 2010
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    Montre Tambour Diving II Chronographe, boîtier extra-large surmoulé en caoutchouc, lunette tournante en céramique indiquant le temps de plongée, bracelet en caoutchouc © Louis Vuitton / Olivier Arnaud
    Montre Tambour Diving II Chronographe, boîtier extra-large surmoulé en caoutchouc, lunette tournante en céramique indiquant le temps de plongée, bracelet en caoutchouc © Louis Vuitton / Olivier Arnaud
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    Montre Tambour Régate America’s Cup Automatique boîtier en acier surmoulé en caoutchouc, bracelet en caoutchouc © Louis Vuitton / Olivier Arnaud
    Montre Tambour Régate America’s Cup Automatique boîtier en acier surmoulé en caoutchouc, bracelet en caoutchouc © Louis Vuitton / Olivier Arnaud
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    Montre Tambour Spin Time Régate, boîte en or blanc, cadran saphir bleu, bracelet en alligator, fonctions chronographe et régate, mouvement automatique, calibre LV 156 © Louis Vuitton
    Montre Tambour Spin Time Régate, boîte en or blanc, cadran saphir bleu, bracelet en alligator, fonctions chronographe et régate, mouvement automatique, calibre LV 156 © Louis Vuitton
Par : Fabrice Eschmann
Publié dans : WtheJournal.com
28.03.2012

Louis Vuitton poursuit sa conquête horlogère. Et avec panache ! Dix ans après la première montre Tambour – pièce aujourd’hui emblématique –, la marque annonce son déménagement de La Chaux-de-Fonds à Genève pour l’été 2013. Une opération qui permettra, entre autres, de réunir sous un même toit les sociétés Léman Cadrans et La Fabrique du Temps, récemment acquises. Une marche vers l’indépendance qui colle aux ambitions de Louis Vuitton en matière d’horlogerie : des mouvements développés à l’interne, un design particulier, une distribution propre.

À l’appui de cette montée en puissance, Louis Vuitton présente cette année à Bâle trois modèles liés au monde de la mer. Chronométreur officiel de l’America’s Cup, qui se déroulera en septembre 2013 – quelques jours après la Louis Vuitton Cup dans la baie de San Francisco – ,la Maison lance la Tambour Régate Automatique America’s Cup. Cette pièce, équipée d’un mouvement chronographe Dubois-Dépraz, propose un compte à rebours inédit de cinq minutes pour coller au nouveau règlement de la compétition.

Deuxième pilier du monde nautique façon Louis Vuitton, la Tambour Spin Time Régate. Lancé en 2010 avec un mouvement développé – déjà – par La Fabrique du Temps, le modèle Spin Time propose un affichage des heures innovant par la rotation simultanée de cubes présentant une face chiffrée ou neutre. Reprenant ce système original, la version régate dispose sur le flanc d’un poussoir rouge à 8 heures qui actionne la complication. Une pression fait passer l’indication « Chrono » apparaissant dans un guichet à 12 heures à la mention « Régate ». Simultanément, le compteur 30 minutes du chronographe fait une rotation en avant de 5 minutes pour s’adapter au compte à rebours, pendant que 5 cubes pivotent du bleu au rouge, permettant la visualisation du temps écoulé.

Enfin, Louis Vuitton présente son premier chronographe de plongée, la Tambour Diving II Chronographe. Étanche à 300 mètres, elle offre une lunette tournante, un affichage luminescent et un bracelet caoutchouc. La petite seconde, quant à elle, est ornée du drapeau utilisé par les plongeurs pour signaler leur présence.

En place depuis janvier 2010, ancien de Harry Winston et Montblanc, le directeur de la division horlogère de Louis Vuitton, Hamdi Chatti, s’explique sur la stratégie suivie par la marque.

Quel est l’élément marquant de cette édition Baselworld 2012 ?
Nous avons affiné notre concept, notre identité horlogère. La montre doit refléter ce que l’on est. Le Tambour, c’est ça ! Nous ne voulons pas faire de montres seulement pour impressionner, nous voulons être capables de développer et de produire nos propres mouvements.

Quels sont précisément les traits de votre identité ?
Elle se résume par la formule « The best travel companion ». La notion de « voyage » nous est très chère : Louis Vuitton a commencé avec ses célèbres malles. Les modèles Tambour Spin Time Regate ou Tambour Repetition Minutes, par exemple, sont des montres qui accompagnent leur propriétaire en voyage et dans sa vie. Ce que nous voulons, c’est créer des objets qui donnent envie et qui rendent service. J’aime bien la comparaison avec l’iPhone : c’est complexe mais pas compliqué. Nous vendons un art de vivre, un look, une fonctionnalité.

Vous venez d’acquérir la société genevoise Léman Cadrans, un achat qui suit celui de La Fabrique du Temps en juillet 2011. Avez-vous d’autres projets d’acquisition ?
Nous irons aussi loin que nécessaire pour assurer notre indépendance créative…

Vous avez aussi décidé de déménager vos ateliers de La Chaux-de-Fonds à Genève. Pourquoi ce choix ?
Nous avons éprouvé le besoin de regrouper toutes nos activités horlogères sur un seul site, de manière également à pouvoir opérer des synergies avec Paris, dans la vente, par exemple. Nous nous sommes donc posé la question du lieu et Genève nous a semblé logique à plus d’un titre, notamment pour l'obtention du Poinçon de Genève. Nous avons discuté avec la direction de ce label il y a une année déjà. Elle nous avait expliqué les grandes lignes quant aux nouvelles dispositions du Poinçon. À nos yeux, cette estampille est le meilleur moyen de garantir la qualité de nos produits sans passer des heures à convaincre.

Le label « Swiss made » ne suffisait-il pas ?
Nous voulons l’excellence. Il fallait donc aller un pas plus loin. Vous savez, nos malles sont fabriquées à Asnières. Et si nos artisans malletiers sont limités dans leur production vis-à-vis d'une demande largement supérieure à nos capacités, ce n’est pas pour autant que l’on délocalise ! Le Poinçon de Genève est aussi une appellation d’origine contrôlée, c’est très important. Lorsque je commande des petites malles pour mes tourbillons, il m’arrive de devoir attendre presque aussi longtemps que pour fabriquer la montre elle-même. Cela donne une vraie force au luxe…

Quels avantages y a-t-il à ne distribuer vos produits que dans les boutiques les plus en vue de Louis Vuitton ?
C’est le rapport direct que l’on peut avoir avec le client. Cette relation ne se sous-traite pas chez Louis Vuitton. Si un client est mécontent, il reviendra dans la boutique. Le personnel prendra alors contact directement avec la manufacture.

Quelles sont les autres raisons qui vous ont poussé à choisir Genève ?
La plus importante est la formation de nos équipes de vente : nos montres sont distribuées exclusivement dans les boutiques Louis Vuitton. Nous sommes donc obligés de former nos équipes, car personne d’autre ne le fait à notre place. La proximité de l’aéroport a été décisive

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