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La nouvelle norme horlogère se décline en milliards

L’horlogerie pourrait doubler ses exportations à 40 milliards de francs d’ici à une quinzaine d’années. Les marques qui réalisent des ventes à dix chiffres se multiplient.
Par : Quentin Simonet
Publié dans : HH Magazine
18.04.2012

L’horlogerie est entrée dans une nouvelle ère. Dans une économie toujours plus globalisée et mondialisée, elle jongle désormais avec les milliards. Exit les images d’Épinal de l’horloger penché sur son établi dans une ferme au fin fond d’une vallée horlogère s’éclairant à la seule lumière d’une bougie et produisant une ou deux montres par an. L’horlogerie, c’est désormais le vertige des chiffres, la rhétorique des milliards.

Une irrésistible marche en avant

Après avoir atteint CHF 19,2 milliards d’exportations l’an dernier, la branche doit se préparer à entrer dans une nouvelle dimension. D’ici à 15 ans, elle pourrait bien écouler ses produits pour une valeur de CHF 40 milliards. Une estimation née d’un algorithme abscons ? Pas du tout. C’est le pronostic qu’établit Jean-Claude Biver, président de la marque Hublot. Doubler, tripler, quadrupler ou décupler les ventes, l’as du marketing – près de 40 ans dans la profession – sait de quoi il en retourne. Lorsque, en 2004, il a repris les rênes de la marque installée à Nyon, proche de Genève, elle ne réalisait qu’un chiffre d’affaires de CHF 40 millions. Aujourd’hui, elle a dépassé les CHF 350 millions, si l’on en croit une note interne du courtier Helvea. L’horlogerie suisse pourrait donc tout aussi bien doubler la mise, portée par la frénésie et la passion que suscite ce secteur. Il s’agit peut-être d’un scénario très optimiste, à l’image de la philosophie, de l’esprit et du leitmotiv de Jean-Claude Biver. Il n’empêche. Même sur la base d’une hypothèse prudente, la marche en avant semble bel et bien irrésistible.

Durant ces 10 dernières années, en dépit de deux périodes de forte récession économique, en 2002 et 2009, les exportations de montres suisses ont connu une croissance annuelle moyenne de 6 %. En extrapolant le même scénario, toutefois sur une base plus prudente de 5 %, les exportations de la branche n’en atteindront pas moins la barre des CHF 30 milliards dans une dizaine d’années. C’est donc l’équivalent de CHF 10 milliards qu’il faudra produire en sus, avec une hausse parallèle de la main-d’œuvre et des investissements en marketing, relations publiques, réseaux de distribution… Improbable ? De loin pas ! Dans une étude, les économistes de Crédit Suisse anticipent une hausse de 50 % de la fortune mondiale à l’horizon 2016. Assurément de quoi alimenter le secteur horloger helvétique.

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Publié dans : Economie, HH Magazine
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